Cela commence à dater, puisque cette aventure remonte à fin avril mais comme on peut la classer parmi la catégorie des "choses extraordinaires" (surtout pour moi), je pense qu'elle vaut bien un article quand même.
Nous avons entrepris de grimper jusqu'au toit du Kenya aka le mont Kenya (pas très original mais il paraitrait qu'en fait le Kenya tient son nom de cette montagne et non l'inverse).
Bref, ayant laissé notre fiston entre les mains de sa grand-mère, nous sommes partis pour 3 jours de marche. Le premier jour, nous avons entamé une marchette de 9km sous des températures encore clémentes et que j'ai fièrement accomplie, ravie tout de même d'arriver à notre bruyant refuge à 3300m d'altitude.




Le lendemain, c'est aux aurores que nous avons quitté le camp pour retrouver un peu de sérénité et essayer de semer le groupe de près de 80 personnes que nous allions retrouver le soir. Les paysages étaient magiques, le froid de plus en plus présent et l'altitude, dure à supporter (cqfd ma tête de la dernière photo, en rapport avec l'altitude qui est inscrite sur le panneau derrière) Heureusement, des petites marmottes nous attendaient (sans le chocolat malheureusement).









Pour le dernier jour, un programme chargé : réveil à 2h du matin, départ à 3h, arrivée au sommet supposée à 7h et redescente jusqu'en bas du bas dans la journée. La nuit à 4200m s'est plutot très mal passée pour moi et l'idée même de continuer à monter me donnait la nausée mais impossible de baisser les bras au pied de ce monstre de pierre! Nico a été d'une patience d'ange parce que jouer à "chou-fleur" sur 3,5km, je vous jure que c'est long! L'ascension finale est un gros brouillard sombre dans mes souvenirs, bon, il faisait noir, 0°C et rien ne soulageait mes nausées mais le premier rayon de soleil a été et reste l'une des plus belles choses que j'ai vue (après mon fils bien-sûr!) La redescente s'est faite plus tranquillement et nous avons pu profiter des beaux paysages même si mes jambes étaient contentes de retrouver le moelleux de la banquette de la voiture après les derniers kilomètres qui m'ont parus interminables.
Bref, 4 985m et 54km plus tard, j'ai pu dire à mon fils : "J'ai gravi le Mont Kenya"










One Comment

  1. "J'ai gravi le Mon t Kenya" c'est quand même la classe !
    Même avec les nausées et autres moments de faiblesse que tu as bien voulu avouer.
    Encore bravo, ça avait l'air, aux vues de vos photos, de valoir le coup.

    Bises.

    RépondreSupprimer